Les Copals

Encens à l’usage millénaire, utilisé dans les civilisations antiques du Mexique, par les populations Aztèques et les Mayas, le copal est la résine s’écoulant d’un arbre de la famille des « Burserae », originaire des états de Guerrero, Morelos, Puebla, et Oaxca (Mexique)

Dans les temps pré-hispaniques, l’arbre était connu sous le nom de ‘Copalquàhuiltl », considéré chez les Aztèques comme la manisfestation de la divinité Quetzalcoatl, légendaire « serpent à plume ».

La résine qui s’écoule du Copalquàhuiltl, sacrée entre toutes est appelée « copalli », souvent brulée au sommet des pyramides lors des cérémonies et des rites, elle sert à la purification des personnes et des esprits malades, et est souvent présentée en offrande aux dieux.

La fumée blanche qui s’élève du bruleur (‘sahumedor’), nourri avec le copal blanc sacré, manifeste l’axe de l’énergie montante qui relie le terrestre avec le céleste, l’humain avec le divin, le visible avec l’invisible, permettant l’accès à des informations stockées dans la « mémoire ancestrale » de l’espèce humaine.

Le copal est relié aux divinités blanches, Iztac Tétéo.

En langage secret Nahuatl, le brûleur d’encens est appelé « Popochcomitl », (pot qui fume). Il est un ventre qui maintient le feu intérieur, l’endroit où les forces cosmiques s’incarnent.

Le feu intérieur « Chantico » est le feu puissant qui symbolise l’énergie maintenant en vie la terre, associée à l’énergie du serpent qui se lève et traverse chacun de ses « cuecueyos », centres d’énergie

En médecine traditionnelle, la fumée du copal blanc ainsi que le bois de l’arbre est connu pour soulager les maux de tête, favoriser la concentration, guérir les maladies causées par le froid et l’humidité. L’encens est utile pour nettoyer son environnement et favorise le calme.