Publié le

Boswellia Frereana, Oliban Maydi, Origine Somalie

Encens Maydi – Boswellia frereana

Origine

Le Boswellia frereana est un arbre beaucoup plus étroit que ses cousins. Il pousse principalement dans les montagnes de la région de Sanaag (nord de la Somalie), parfois même directement sur les rochers.

Qualités

Il existe quatre qualités d’encens Maydi : Mushaad, Murjaawal, Fas Kabir et Fas Sakir.

Particularité

Comme l’encens Maydi ne contient pratiquement pas de gommes, c’est-à-dire qu’il s’agit plutôt d’une oléorésine, il fond très bien lorsqu’il est brûlé et constitue le substitut idéal du chewing-gum (les gommes sont solubles dans l’eau et, comme il n’en contient pratiquement pas, vous pouvez le mâcher pendant des jours).

Composition

Il ne contient pratiquement pas d’acides boswelliques, mais une forte proportion d’acide lupéolique, et des recherches sont en cours sur son utilisation dans l’arthrose.

Ce qui distingue l’encens Maydi des autres variétés est sa forte teneur en thuyène. Les thuyènes sont un groupe d’isomères, dont l’alpha-thuyène et le bêta-thuyène.

Dans l’encens Maydi et l’encens indien, nous retrouvons ces terpènes, qui créent l’odeur caractéristique du thuya et du genévrier.

Parfum et effets

Son parfum est atypique : balsamique, poivré, légèrement sucré, avec une touche de musc.

L’effet énergétique de l’encens Maydi est relaxant et apaisant.

Sur le plan mental, il a un effet très relaxant.

Des recherches montrent que les thuyènes agissent également sur les récepteurs GABA.

Publié le

Boswellia Serrata, Oliban Indien

Boswellia serrata – Encens indien

Origine

Le Boswellia serrata est originaire d’Asie, principalement d’Inde et du Pakistan. Bien qu’il ne soit présent que dans ces régions, cet arbre à encens est néanmoins l’espèce la plus répandue, poussant presque partout en Inde, essentiellement dans le nord de l’Inde.

En raison des différentes zones climatiques, l’arbre peut parfois atteindre une hauteur considérable, jusqu’à 18 mètres. Il y a des décennies, il était donc principalement utilisé pour la production de papier, bien que les vertus médicinales de sa résine soient connues depuis des millénaires.

Aujourd’hui, l’encens indien quitte le pays principalement sous forme d’extrait ; seules quelques centaines de tonnes de résine pure sont exportées chaque année.

Histoire et traditions ayurvédiques

Il est fait mention de la résine de B. serrata « Gajabhakshya » dans les anciens ouvrages de la médecine Ayurvédique rédigés en Sanskrit. Ce terme qui se décompose en « Gaja » (mot se traduisant par « éléphant » ) et « bhakshya » (mot désignant la nourriture en général, l’alimentation) peut se traduire littéralement par « la nourriture des éléphants ».

L’intérêt pour cette plante a été suscité par le fait que les éléphants appréciaient beaucoup en manger, et par observation de leur régime alimentaire, on a attribué à cette plante des vertus en relation avec la force et la capacité de résistance physique emblématique de ces animaux.

Lors de festivités traditionnelles et religieuses indiennes, l’encens issu du B. serrata était réduit en poudre et moulu grossièrement, puis brûlé dans le but magique de transmettre aux hommes la force de vie qui réside dans les arbres.

Principes de l’Ayurvéda

En choisissant de consommer une nourriture rajasique ou tamasique ; en étant en contact avec un environnement rajasique ou tamasique, le mental sera influencé et perturbé et causera en fin de compte un désordre physique, au même titre qu’un dosha déséquilibré aura un impact sur la qualité du mental.

Pour rétablir l’équilibre perdu, le praticien ayurvédique dispose d’une foule de techniques visant à transformer le corps et l’esprit. Il pourra élaborer un régime alimentaire adapté aux besoins spécifiques de la personne, prescrire des préparations d’herboristerie ou d’aromathérapie, des cures de désintoxication, des massages, des séances d’oléation, des séances de sudation, des cures de lavements, des cures de rajeunissement ou rasayana, des exercices de yoga individualisés, des séances de méditation, etc.

Un proverbe ayurvédique illustre ce propos : « Quand l’alimentation est négligée la médecine est inefficace, quand l’alimentation est adéquate la médecine est inutile ».

Boswellia serrata en médecine ayurvédique

La résine de B. serrata, appelée couramment « Salai » en Inde, équilibre les trois doshas.

Réputée pour agir sur les articulations, elle apaise considérablement Pitta et peut aussi réduire Kâpha. En bloquant le feu de Pitta, elle agit comme un régulateur de l’inflammation, diminuant ainsi l’intensité des douleurs articulaires. En doses élevées, Salai augmente légèrement Vâta.

Ses goûts selon l’Ayurvéda sont le piquant, l’astringent et l’amer. La substance a des effets réchauffant et calmant. L’encens indien fait partie des substances qui augmentent le Sattva.

Propriétés thérapeutiques traditionnelles

Sur un plan clinique et thérapeutique, la résine de B. serrata est décrite comme ayant des propriétés diaphorétique et astringente.

La médecine traditionnelle indienne lui attribue également des propriétés stimulantes, expectorantes, diurétiques, stomachiques et dépuratives légères du foie.

Elle était utilisée pour traiter :

  • les affections respiratoires (asthme, bronchorrhée, laryngite chronique)
  • les troubles digestifs et abdominaux
  • les troubles nerveux
  • les affections rhumatismales et inflammatoires

Elle entrait aussi dans la composition d’onguents pour soigner les plaies, les abcès ou la teigne.

Usages traditionnels

Elle était prescrite avec du beurre clarifié pour traiter certaines maladies, et utilisée à haute dose pour réduire l’obésité ou traiter les piqûres et morsures.

En usage domestique, elle servait à désinfecter le linge, les cheveux et les habitations.

Mélangée à de la gomme d’acacia, elle permettait de corriger une haleine fétide, et appliquée sur le cuir chevelu, elle stimulait la pousse des cheveux.

Vers 500 avant J.-C., un mode de fabrication particulier de l’encens à brûler apparaît en Inde : la résine était pulvérisée, mélangée à des poudres aromatiques et roulée autour de bâtonnets de bambou.

Statut réglementaire

De nos jours, la résine de B. serrata est inscrite à la Pharmacopée officielle de l’Inde.

Elle est également inscrite à la Pharmacopée Européenne, mais pas à la Pharmacopée Française.

Le Comité des médicaments à base de plantes (HMPC) de l’Agence européenne des médicaments élabore des avis scientifiques, mais aucune monographie spécifique sur B. serrata n’a encore été publiée.

Effets énergétiques et composition

Selon le climat et le lieu de récolte, l’encens indien contient des niveaux élevés de thuyènes, possédant des propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes.

Les thuyènes agissent sur le récepteur GABA du cerveau, conférant un effet calmant.

Cet encens contient également une forte proportion de terpènes mycrènes, reconnaissables à leur parfum terreux, léger et épicé. Ils aident à se recentrer, se détendre et lâcher prise.

Il contient aussi des estragoles, renforçant les effets apaisants et déstressants.

Conclusion

L’encens indien Boswellia serrata, avec son arôme épicé et sa richesse en terpènes, est idéal pour le travail intérieur et le travail spirituel.